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--available 10€ + postage-----
Pierre Beloüin & P. Nicolas
Ledoux & Pascal Béjean
OpticalSound Manifeste!
| FRANCE +1,75€
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EUROPE + 2,85€
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WORLD + 3,05€
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64 Pages - 2 Couleur
- Format 21x28 xcm-, parution spécifique
Conception et réalisation Pierre Beloüin
et P. Nicolas Ledoux
Direction artistique Pascal Béjean pbnl.fr
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en ligne
Premier hors-série avant le numéro 1 de notre revue ! Une
réponse à l’exposition «Le temps des manifestes»
à l’Espace
de l'Art Concret, initiée par Fabienne Fulchéri. Un
parcours visuel et quelques infiltrations sur murs avec des affiches manifestes,
qui sont les impositions de la version revue. Les posters étant
privilégiés, les experts comprendront que certaines pages
de la revue soient tombées sur la tête. Les deux versions
seront disponibles sur place ici ou encore dans le cadre de l'exposition
Previoulsy on Optical Sound le Mardi 6 Juiillet 2010 à la Galerie
Frédéric Giroux..
"Le temps des Manifestes"
(Après un numéro zéro… et avant un n°1!)
Ceci n'est pas un catalogue / ceci n'est pas une revue / ceci est.
Impossible en effet de résister à la proposition de Fabienne
Fulchéri (directrice de
l'espace d'art concret) de saisir son exposition, de mixer cette matière
explosive et hallucinante : ces manifestes qui nous hantent et balisent
nos parcours respectifs qu'ils soient artistiques, littéraires,
musicaux, graphiques… On a pris sans hésiter, sans regarder
derrière - dans l'urgence du projet, sans trier : textes, documents,
œuvres… Mais on a aussi infiltré nos manifestes - effectué
quelques diversions, quelques ajouts, quelques échos. Une manière
d'écrire Notre histoire… couper, compiler, juxtaposer : deux
formats en un : version dégrafée et les pages de la revue
s'agencent un une série de quatre grands posters; version agrafée,
classique : on tourne, détourne et retourne les éléments.
Ne pas céder à la nostalgie de ces grands élans utopiques
: l'Histoire a fait son chemin entre mystification et banale érotisation…
Les tableaux slogans de Guy Debord sont aujourd'hui exposés en
ouverture du musée Pompidou-Metz : réification parfaite
et cynisme à forte valeur ajoutée - financière et
"artistique" - mais insupportable parjure, profonde impuissance
- dégoût… La contestation est devenue une valeur spéculative
: Elle rapporte à ceux qui la récupère et coûte
à ceux qui la mène… Le libéralisme cannibalise
sa propre critique et le marché fait le reste.
Nous participons à cela !
Le "changement de paradigme" tant réclamé n'a
pas eu lieu… Le "dépassement de l'art" non plus…
Le temps des manifestes n'est plus. À l'heure des réseaux
sociaux on pourrait croire à des soulèvements plus profonds
et organisés mais c'est d'apéro géant dont il s'agît
et la prohibition est vite organisée… Les artistes se sont
professionnalisés et s'invitent dans les Palais - privés
ou public; L'avant-garde est instantanée, en vente-flash : aussi
vite encensée, aussi vite numérisée, aussi vite remplacée
- neutralisée. Fragmentation, médiatisation, virtualisation,
isolement - chacun pour soi et rien pour les autres. La résilience
comme dernière crème à résistance… Pourtant…
Il existe des alternatives - qui s'inscrivent et s'écrivent alors
dans une gestion d'un temps différent : temps lent, temps décalé,
contre-temps… des actions masquées, anonymes - activées
à distance; une forme de braconnage artistique, de parasitage discret
- un art caché dans l'art… un art à la frontière
de l'art, en mouvement… un art dégagé des valeurs
et des usages de l'art… un art manifeste sans manifeste.

































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